Alain
Delcamp est Secrétaite général de la Présidence du Sénat
Originaire
du Cantal il séjourne chaque été dans le Cantal.
Le Senat,
nous dit il, n’est: pas là pour faire la révolution. On l’oppose souvent à l’Assemblée
Nationale. Il a l’image d’une Institution conservatrice à supprimer.
Il n’en
reste pas moins qu’il a beaucoup d’influence et une grande popularité: il est le bâtiment le plus visité lors des journées du
Patrimoine (bien avant l'Assemblée Nationale!).
Alain
Delcamp se livre à un bref rappel historique et rappelle qu’en
deux occasions - 1946 et 1969 – ont eu lieu 2 tentatives de lutte contre le
bicamérisme.
Alors pourquoi
2 assemblées se demande t il?
- Il y a
une raison technique: l'une corrige les idées de l'autre
- C’est un
élément de stabilité dans ce pays
Notons que le
bicamérisme existe largement à l’International : les USA en sont un
exemple (une chambre représente le peuple et l'autre les régions).
On a dit
que le fédéralisme entraînait nécessairement une 2 ème chambre.
Alain
Delcamp nous parle ensuite d’une réunion importante: le 15/03/2000 elle a
regroupé 80 sénats du monde entier.
On peut
se demander pout quelle raison?
Les
secondes chambres maintiennent l'unité de l'état en permettant de représenter
les diversités des peuples.
C'est le cas en France où, en outre, elles répondent à une aspiration
à la décentralisation.
Et Alain Delcomp de faire malicieusement une constatation : il y a plus de
socialistes et plus de communistes au Sénat qu'à l'Assemblée Nationale!
L'idée de changer le mode de scrutin n'est pas bonne: le Sénat, alors, pourrait ressembler à
l’Assemblée Nationale ... quoi cela servirait il ?
Et Alain
Delcamp d'affirmer: il faut une 2nde chambre et désignée de façon
différente pour bien représenter le peuple.
Au passage, il nous livre quelques réflexions sur le conseil économique et social. Celui-ci est
nommé par le gouvernement; il n’est pas une assemblée. Pour lui il ne devrait plus
exister.Les forces économiques et sociales qui y siègent , syndicats comme
d’autres, ne correspondent plus à la réalité d'aujourd'hui.
Il
poursuit en affirmant qu’il n’y a pas de sénat idéal ou de sénat
abominable : à ses yeux le sénat par son mode de désignation constitue un
excellent espace de liberté.
Alain
Delcamp se déclare pour le cumul des mandats : une implantation locale à
ses yeux est un gage de plus d'indépendance.
Le Sénat tavaille sur des sujets les plus variés et les plus modernes. Le thème de la violence
conjugale, mis en avant par Ségolène Royal, a déjà été traité par le Sénat
Et il
remarque que le Sénat, lui, ne peut pas
etre dissous ! C'est le plus grand gage de continuité.
Il nous
cite un exemple: l’organisation d'une manifestation à caractère international
en France en 2008. L’Assemblée Nationale a dit non compte tenu du calendrier
électoral. Eh ! Bien le senat,lui, a dit oui: la continuité lui
permet de prendre des risques.
Il n’en
reste pas moins que le Sénat est toujours dans une situation d'inquiétude: il y
a toujours un candidat dans l’arène politique, quelqu'un pour dire « Il faut supprimer
le Sénat ! ».
Alin
Delcamp se livre ensuite à une rélflexion sur notre système politique.
Certes
en cas de cohabitation, le Président a moins de pouvoir. Mais l’élection au
suffrage universel perturbe les choses.
Les français seraient ils prets à changer? A accepter, comme aux USA, un régime présidentiel dans
lequel le Parlement est une véritable force de proposition?
Mais il faut constater qu'en moyenne 55 à 60% des amendements du sénat sont adoptés, et ce en dépit de tous les changments de majorités !
Puis il
aborde la question de l’Europe: dans les textes législatifs, on trouve de 50 à
60% de « traces européennes ». Or la France est représentée au niveau
européen par son gouvernement et il est rare que le gouvernement t soit en
désaccord
Aussi le
sénat a-t-il agi dans 2
directions :
- il a initié
une procédure qui oblige le gouvernement
à annoncer au Parlement ce sur quoi la commission va consulter les parlements
(subsidiarisation)
- il pratique le lobbying à la source pour savoir ce qui se « mijote »
à Bruxelles
- Le Secrétaire général a en charge 2500 personnes.
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